Le patrimoine du Val d'Ocre
L’église de Saint-Aubin-Château-Neuf L’église de Saint-Martin-sur-Ocre Le moulin du Berceau
Le Puits-Bouillant Les bornes cisterciennes Les lavoirs
L’église de Saint-Aubin-Château-Neuf
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| Son histoireBâtie sur une motte féodale, à l’emplacement d’une ancienne église datant du 12e siècle, l'église Saint-Aubin et Saint-Léonard était enserrée dans la forteresse érigé en 1575 lors de la réédification des anciennes défenses de l'ancienne motte féodale. Ses débuts de construction datent du 12e siècle sur sa motte féodale, à l'emplacement d'un ancien château fort de pierres. À première vueL’église est composée d'une nef principale avec voûte de bois en berceau, d'une nef latérale voûtée d'ogives (pendentifs), d'une abside à 3 pans datant du 13e siècle, de baies cintrées, de travées ogivales et d'un clocher-porche datant de 1870 qui a remplacé un clocher plus ancien qui menaçait ruine. Quelques éléments remarquablesElle possède plusieurs objets classés à l’inventaire des Monuments historiques :
À voir également, les tableaux du peintre Robert Falcucci et le vitrail, œuvre commune de Robert Falcucci et Marie-Josèphe Cotelle-Clère. |
L’église de Saint-Martin-sur-Ocre
Son histoireL’église Notre-Dame-de-Pitié du village de Saint-Martin-sur-Ocre a été érigée aux 11e et 17e siècles. De l’église romane datant du 11e siècle subsiste une partie importante des murs. Elle fut remaniée au 12e siècle avant d’être ruinée et incendiée, ainsi que tout le village autour, par des Huguenots en 1575. Elle fut relevée de ses ruines et reconstruite au 17e siècle. Sa nef et son sanctuaire sont datés de 1610, l’autel et son retable de 1650. Le culte envers la Vierge de Douleur s’y est développé. De cette époque date la statue de Notre-Dame de Pitié qu'on y vénère toujours. C'est un groupe de pierre de 4 personnages, de très belle facture, polychrome. À voirDans l’église reconstruite, des fresques furent peintes à l’œuf et à l’ocre (1615-1655) en souvenir de la passion du Christ et de la compassion de sa mère Marie. La partie la plus remarquable représente le Christ à Jérusalem le jour des Rameaux. D’autres scènes représentent la Flagellation, la Vierge de Pitié et la Résurrection. |
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Le moulin du Berceau
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| Racheté par la commune en 1986, ce site de 8 hectares comporte de nombreux bâtiments témoins de l’activité passée : grange, logement du meunier, four à pain, bief, roue et mécanisme, etc. Le bief, la roue, le four à pain, la grange et de nombreux autres bâtiments ont été restaurés. Un peu plus loin, des équipements sportifs ont été installés : jeux pour enfants, agrès pour adultes, parcours de santé, terrain multisports. Un étang de taille modeste, alimenté par des sources, a été creusé. Deux gîtes communaux ont été installés et accueillent de nombreux visiteurs. Les bâtiments abritent des évènements culturels et conviviaux qui ont rendu ce lieu bien connu des habitants du Val d’Ocre et des communes alentours :
Cette popularité fait du moulin un lieu de promenades et d’activités extérieures très fréquenté. |
Le Puits-Bouillant
La rivière souterraine du Puits Bouillant est un cours d'eau souterrain de plus de 2 km de longueur, situé sur le territoire de Saint-Aubin-Château-Neuf. On le nomme le « Puits-Bouillant » en raison du bruit que le courant produit parfois.
L’accès par un puitsL'accès à la rivière se fait par un puits appelé le Puits-Bouillant, dans le sud du village de Saint-Aubin-Château-Neuf, dans le jardin d’un gîte communal situé rue du Puits-Bouillant. Le puits est artificiel, avec une profondeur de 28,40m. Il est équipé d'une échelle fixe. La rivièreLa longueur connue de la cavité est de 2115 mètres. Cette cavité majeure dans l'Yonne présente la particularité de se développer dans une roche crayeuse, ce qui en fait la plus longue rivière souterraine de France creusée dans la craie. Au bas du puits, le cours d'eau s'écoule du sud au nord. Le puits a été ouvert aux environs de 1850, pour puiser de l'eau. Puits et rivière ont explorés à cette époque par l'hydraulicien Aristide Beguine, dont les écrits suggèrent qu'il a remonté la rivière jusqu'aux marmites de la première section (environ 450 mètres en amont du puits d'accès). Il a installé au fond du puits un bélier hydraulique pour faire remonter l'eau à la surface. Aux prises avec des difficultés administratives et financières, il abandonna son projet. Le 12 octobre 2013, le spéléo-club de Chablis a réalisé une importante opération de nettoyage et le Comité départemental de Spéléologie a sécurisé le site. Aujourd’hui, la cavité n'est accessible qu'à des personnes pratiquant la spéléologie régulièrement, ou bien accompagnées de telles personnes. L'accès en est réglementé et pour le visiter, il faut prendre contact avec le spéléo-club de Chablis. DébitLe débit moyen de la rivière est de 25 à 30 l min. En période de crue il peut atteindre plus de 100 l min. Lors des crues saisonnières habituelles à la région (les plus fortes étant généralement au printemps), le niveau de l'eau peut s'élever de 7 mètres. |
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Les bornes cisterciennes
Soixante bornes délimitaient autrefois le périmètre de sept lieues (ou 28km) de la paroisse de Saint-Aubin Château Neuf. Elles ont été implantées au 12e siècle (1150) par les moines cisterciens de l’abbaye Notre-Dame-de-Fontainejean située à Saint-Maurice-sur-Aveyron dans le Loiret. 47 bornes ont été retrouvées, nettoyées et protégées grâce à la patience et l’obstination d’un groupe d’habitants, passionnés par l’histoire de leur village. Ces bornes, souvent de grès clair, sont de forme parallélépipédique et de taille variable. Certaines, de taille imposante, peuvent peser une bonne centaine de kilos. Elles sont marquées d’un numéro et d’une croix côté village et d’une ligne sur le dessus indiquant la direction de la précédente et de la suivante. Plusieurs sont visibles de la route tandis d’autres se trouvent dans les bois, dans les champs ou en bordure de ruisseau. Une brochure consacrée à leur histoire a été éditée et est distribuée par le biais de la mairie ou de l’association Val d’Ocre patrimoine. La borne n°28 a été déposée en face de la mairie car il est impossible de la transporter à son endroit d’origine. D’après A.-J. Noirot et D. Chaumet |
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